Préface

Nous arrivons presque à la fin des tribulations professionnelles de Jules, avec des mots simples, j’ai partagé avec vous quarante années de vie professionnelle.

J’ai décrit ce que mes yeux ont vu, ce que mes oreilles ont entendu.


Aujourd’hui je profite enfin d’une retraite bien méritée, cependant active. Je continu des missions ponctuelles au service de descendants de familles qui ont beaucoup de mal à se passer de ma bienveillance et auxquelles je suis encore attaché.


J’ai d’autres activités mais, je vous en parlerais plus après.

Ces derniers épisodes vont faire découvrir un Jules qui s’insurge, un Jules qui s’indigne, un Jules qui observe, un Jules qui découvre qu’un employeur aisé et sympathique peut être être un redoutable escroc.

En effet, il était trop beau pour être honnête.

Dés le départ un détail ainsi que les conditions de mon engagement m’avaient déjà mis un petit peu "la puce à l’oreille".


Pragmatique j’observais...

Comme vous l’avez noté, je ne suis pas un écrivain mais un témoin, un témoin privilégié, quelquefois embarrassé d’avoir été présent, ce qui sera le cas dans les prochains épisodes.


Dans l’ombre et dans le silence, j’ai assisté à des moments extraordinaires, des moments fabuleux, des moments d’immense bonheur, d’autres presque comiques. Il y a eu hélas, des moments dramatiques, dangereux, même pitoyables.


Les grands moments vécus ont souvent occultés les moments moins glorieux.

Il faut de tout pour faire un monde, il faut de tout pour construire un majordome, cependant un majordome s’exprime mieux professionnellement dans une bienveillante harmonie au service de personnes exceptionnelles et intègres.

Dans le fabuleux film: « vestige du jour » le narrateur nous dit que les grandes maisons font les grands Majordomes.

C’est auprés de ces personnes dans leurs grandes maison que j’ai acquis mes lettres de noblesse.

J’ai partagé l’essentiel avec vous sans critiquer, sans trop juger.


Antoine de St Exupéry avait écrit : « le langage est source de malentendus »

Pour éviter tout malentendu, j’ai choisi de parler, d’écrire, de m’exprimer quelques années après les faits.

Ce recul m’a permis de revivre ce que j’ai vécu à la fois comme témoin direct et / où comme un témoin oculaire.  Nonobstant, tout est rigoureusement exact, tout s’est passé comme je l’ai décrit, avec quelquefois mes coups de gueule quand trop était trop, pourtant j’étais patient !

Cette tribulation est probablement ma dernière publication en situation professionnelle.


Grand merci à ma grande et fidèle amie la Princesse de X de Z qui m’avait suggéré d’écrire et de publier les tribulations de Jules.


Connaissant mon empathie et mon dévouement elle m’avait dit: arrête de travailler ! plus personne ne te mérite !

Écris tes mémoires, on les appellera  les tribulations de Jules.


Alors, j’ai commencé à me remémorer, puis à écrire.

Aujourd’hui, adorant l’art et les ventes aux enchères, je me suis reconverti en prestataire au service de commissaires priseurs, de notaires, et de généalogistes successoraux.

Prochainement, je vous parlerais des différentes étapes qui ont permis ou déterminé ma construction personnelle.

Je vous parlerais de ma famille, d’un couple de voisins qui a eu un rôle essentiel pour le bout-en-train que j’étais.

Je vous parlerais des personnes qui ont beaucoup compté pour moi, et de tous mes mentors qui ont eu une influence bénéfique.


Je redeviendrais adolescent, je retournerais dans la peau et dans la tête du jeune majeur que je fus, je partagerais avec vous ma perception du monde, vu avec yeux de l’enfant que j’étais.


Comment pourriez-vous mieux me connaître sans aborder mes valeurs familiales, mon éducation, mes maîtres, mes professeurs.


Une famille "helvético-gauloise", quatre langues, des protestants, des juifs, des francs-maçons, des laïques,  toutes et tous des gens instruits, ouverts vers la différence, vers l’universalité.

Les tribulations familiales de Jules: c’est tout bientôt sur mes lignes...