Résumé de la fin de l’épisode précédent.

 

La logistique était magistralement efficace et précautionneuse. Merci au commissaire priseur et à son prestataire pour cette fabuleuse opération.

À la lecture de cet épisode, j’invite mes lecteurs à communiquer avec moi

au cas ou vous auriez recours au service de ces efficaces professionnels.

 

Une tornade tranquille avait tout ravagé des sous-sols aux greniers, monsieur Isidore était un peu perturbé et songeur. Pour lui remonter le moral, je lui récitais les vers de Joachim Du Bellay « Quand révérai-je, hélas,de mon petit village fumer la cheminée et en quelle saison, reverrai-je le clos de ma pauvre maison... » Tu parles me répliqua t- il ...

 

Etienne Josette et moi serions en déplacement au pays des truffes, des noix, et des mille châteaux.

Episode 27

1- Une logistique sur mesure.

 

Il est difficile de s’imaginer l’immense tâche qu’était l’opération. Le commissaire priseur avait très souvent débarrassé en vue de vente, de grandes demeures, des châteaux et avait même inventorié d’immenses collections.

Il avait organisé des ventes sur plusieurs jours, de biens nettement plus importants. Nous, ne vendions rien rien, on déménageait provisoirement une institution familiale.

 

2 - L’inventaire du coffre-fort .

 

Seul le coffre-fort demeurait en place. Je me chargeais d’inventorier le contenu et et de le faire transporter dans le coffre-fort du bureau. Il y avait une dizaine de bas de laine, des tubes de pièces d’or toutes fleur de coin. J’ai inventorié huit lingots, des parures de pierres précieuses, des écrins avec des bagues somptueuses, des diamants et diverses pierres brutes de toutes les couleurs, des titres au porteur, des actes notariés, et surtout une immense collection d’écrins contenant des ordres de chevalerie en métaux précieux.

Ces insignes étaient signés par de grands orfèvres, dont biennais, fournisseur de l’empereur Napoleon 1er.

Plusieurs coffrets et boites contenaient des montres de grande facture, des mécanismes à complications, faces de lune, à sonnerie, savonnettes, montres oignons toutes signées par les plus grands horlogers d’Europe et de Suisse,

 

Je regardais ces merveilles avec les yeux d’un grand enfant, les premières montres Bréguet, les premières à bracelet, les premières Patek Philippe, et

des montres d’aviateurs, d’aventuriers, montres à verge savonnette, à cylindre, montres à quantième, les signatures étaient oh combien fameuses.

Un coffret attira plus particulièrement mon regard il s’agissait de montres jumelles. Rigoureusement identiques elles avaient étés commandées par un monarque d’Asie qui n’avait eu le temps d’en prendre possession, sans doute renversé par un cyclone ou une révolution.

 

Je n’en perdais pas une miette, le commissaire priseur était lui aussi subjugué de voir autant de merveilles rassemblées.

Quel beau métier que de vivre avec l’art au quotidien, de le toucher, de le regarder

de le posséder l’espace d’un instant. J’admirais le métier de commissaire priseur

j’aurais tellement aimé travailler dans une étude et côtoyer toutes les formes d’art au quotidien

 

 

3 - Le départ vers la Dordogne.

 

Nous partions en principe pour quelques semaines. Compte-tenu de l’ampleur du chantier j’étais persuadé que nous séjournerions plus longtemps et que nous assisterions aux vendanges et que nous verrions Marcel le chien truffier à l’action.

Josette et Etienne descendirent avec nous dans le nouveau jet acquis dernièrement par le groupe : un falcon fabriqué par Dassault.

Tout habillé par Hermès avec des cuirs et des bois précieux, notre Etienne se régalait de faire fonctionner les moteurs tubulaires pour essayer toutes les positions de confort.

Josette était fière comme Artaban enfoncée dans son fauteuil Hermès n’osant toucher les boutons de commandes de peur sans doute, d’être éjectée...

Nous avions demandé et obtenu du commandant de bord deux passages à la verticale de notre future résidence.

Nos garde-robes et nos bagages étaient déjà en route avec le transporteur du commissaire priseur .

J’avais emporté les vêtements d’hiver d’Isidore au cas ou ... Mon anticipation s’avérera justifiée.

À l’approche de notre destination finale, l’avion fit deux passages au dessus de notre future résidence. On apercevait les jardins à la francaise du manoir d’Eyrignac dont les bassins illuminaient le ciel comme d’immenses grandes pièce d’or. Nous aperçûmes notre résidence temporaire ainsi que les bois la bordant.

 

Notre arrivée à bord d’un jet aussi luxueux ne passait pas inaperçue l’immatriculation HB (Suisse) la petite croix fédérale sur fond rouge intriguait.

Joseph Marie et leurs enfants nous attendaient au pied de la passerelle pour accueillir chaleureusement Isidore et sa suite. Marie, Joseph et les enfants furent invités à entrer dans l’avion et prendre place dans cette merveille à plusieurs dizaines de millions d’euros. Les enfants avaient quitté leurs chaussures, un grand silence respectueux régnait, les autres personnes de la petite aérogare s’étaient transportées jusqu’au pied de la passerelle pour voir la merveille.

On entendit dire : il est simple le président de la Suisse ....

La confédération Suisse possédait une petite flotte, je ne suis pas certain

que son président utilisât un jet de cette dimension pour son déplacement personnel ..

 

 

4 - L’installation autour d’un décor topiaire.

 

Comme vous vous en doutez, l’arrivée d’Isidore suscitait beaucoup de curiosité auprès des gardiens de la propriété . Ils voulaient toutes & tous présenter leurs respects, & témoigner leur attachement à la famille. Quant à nous, il fallait se ré-approprier la demeure, prendre de nouvelles disposition faciliter la transition entre deux lieux de vie totalement différents.

Il faisait très beau en cette fin d’après-midi d’été, pour s’installer en douceur. Je donnais des ordres bien précis pour préserver la quiétude d’Isidore.

Isidore et moi même nous nous installâmes dans le patio pour prendre tranquillement un jus de fruits frais avec des petits sandwiches au pain de mie

au concombres finement tranchés, au fromage frais de brebis, confiture de coing, et de cerise noires d’Itxassou. J’avais commandé ces petits sandwiches chez Carette place du Trocadéro à Paris.

J’avais également apporté des journaux, des magasines ainsi qu’un important courrier à traiter, ce que nous fîmes autour de cette collation.

Josette et Etienne commencèrent à défaire nos bagages et ranger nos affaires de toilettes avec la même configuration qu’à Paris.

Le lit de monsieur, l’agencement de ses appartements, les salles de bain devaient être sensiblement identiques à celles de notre résidence parisienne.

Tapis anti-dérapant, lumières de sols et rampes de sécurité avaient étés installées.

Marie et Joseph avaient pour consigne d’arriver le matin avec du pain cuit dans un four à bois, des viennoiseries, ainsi toute la presse disponible, locale, nationale, internationale.

 

5- L’organisation et la réorganisation.

 

Le personnel sur place, les gardiens ainsi que Josette et notre Etienne s’organisaient entr’eux pour prendre leurs jours de repos à leur convenance.

Les gardiens avaient étés payés et nourris des années sans avoir à justifier quoique se soit. Isidore ne disait rien mais, je percevais, j’entendais ce qu’il ne disait pas.

Je remis tout le monde au travail pour bichonner cette demeure périgourdine, la mettre en conformité convenablement et surtout rapidement.

Je n’étais pas un adjudant de compagnie, mais tout devait fonctionner à la militaire, je m’y employais.

J’ordonnais le nettoyage (sécurisé) des toitures, des descentes, des écoulements, des crapaudines (filtre des bouches d’écoulements).

J’avais également donné des instructions concernant le ramonage des conduits de cheminées et fait installer la réserve bois de chauffage et d’allume-feu.

 

Deux chantiers étaient prioritaires, la révisions des poutres supportant la toiture, les faîtages, ainsi que la chasse aux xylophages et squatteurs habituels des toitures.

L’autre mission consistait à l’installation de tableaux modulaires sécurisés, ainsi qu’une révision complète des installations électriques.

 

Monsieur Isidore avait un peu de mal à s’adapter à sa nouvelle vie...

The mystery Butler | Jules mountbrion

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