Résumé de la fin de l'épisode précédent.

 

J’avais fait augmenter la puissance wifi & j’avais recruté une dame pipi en charge du vestiaire, le tout , sous la gouvernance de notre Josette: la basco-béarnaise.

Etienne et moi serions chargé d’accueillir et de seconder les désirs des participants.

Au siège du groupe, j’avais rencontré les éminences grises. Je connaissais la plus-part des participants des déjeuners conférences.

Tout était pensé, tout était organisé, tout était minuté grâce à l’efficacité des personnels du siège. Coordinateur de la semaine précédent nos manifestations, c’était une semaine de communication directe et de répétitions.....

Episode 23

1- L’ultime répétition.

 

Répétitions après répétitions, nous approchions de la semaine fatidique & essentielle pour l’image que nous devions présenter : l’efficacité & la fiabilité.

Nous étions proche de la perfection.

Tous les collaborateurs étaient venus élégamment vêtus, chaussures cirées, tout était coordonné et uniformisé .

Il y avait cependant une petite touche personnelle sur la cravate, sur l’amorce de la pochette ou de la lavallière pour les dames.

 

J’avais autrefois, fait un stage d’assistant banquets & séminaires au Royal Monceau avenue Hoche à Paris. Ce stage dans cette splendide maison, dirigée à cette époque par M.Jacques de Guéret m’avait beaucoup enrichit professionnellement. J’allais appliquer mes cours à la lettre.

La toute dernière fin de semaine, tous les membres de l’équipe mémorisaient les lieux, les installations électriques, les toilettes, lavabos, vestiaires, parking nous nous étions fait confier un chargeur de batteries au cas ou ...

 

Il fallait évidement penser à nourrir les équipes, aménager des places pour se poser. Deux chambres sans lits, avaient étés transformés en salles de repos pour les gardes du corps et les chauffeurs.

Mon bureau était affecté aux proches collaborateurs de notre président.

Etienne, gants blanc habillé comme un pingouin s’accrochait à ses ‘’basques’’ ce qui nous faisait toutes et tous sourire.

Du haut de son 1.87 c’était un grand et un élégant pingouin à l’aise devant sa tâche.

Il jubilait avec ses yeux en amandes et ses lèvres bien dessinées; il s’était métamorphosé en un élégant jeune homme.

Il avait pris conscience de son pouvoir de séduction au milieu de nous toutes et tous, dont, M. Isidore qui l’appelait: le petit. Il était aussi grand que monsieur Isidore.

 

2-La réception

 

Monsieur Isidore et Francois-Xavier son fils sont venu passer la revue de détail . Sereins, ils étaient confiants en nos dispositions.

Le matin précédent l’arrivée des personnalités, je suis allé devant les ‘’troupes’’ pour les assurer de mon omniprésence, et de mon encadrement rassurant.

Vers 09.15 les voitures arrivaient toutes en temps et en heure, c’était fluide.

Nous avions une chance inouïe : il faisait beau, une température clémente

rendait les visages rayonnants. La résidence respirait le propre et sentait le papier d’Arménie consumé.

Les limousines étaient dirigées vers la zone d’accueil.

François-Xavier était ravi d’accueillir avec un immense sourire nos hôtes sur le perron de notre résidence .

À l’intérieur, M.Isidore était tout sourire et toute élégance à huitante ans et quelques années; il recevait avec une classe toute naturelle, ces dames et ces messieurs qui allaient à ma grande satisfaction se faire disséquer élégamment, mais sûrement par mes boss.

 

3- La conférence proprement dite ...

 

Notre Etienne était parfait, il avait tout compris des mots de séduction qu’il devait diffuser du haut de son mètre huitante-sept centimètres.

Au garde-à-vous, gants blancs, pieds en équerre; il ne se déplaçait qu’en partant du pied gauche comme toutes les personnes effectuants le service.

Les chaussures étaient toutes revêtues de crêpes occultant tous bruits.

 

Les participants, étaient assis autour d’une table ovale très ancienne fabriquée dans un bois précieux . Elle était recouverte d’une nappe-patchwork représentant le drapeau européen.

Mon idée était originale, pleine d’arrières pensées mûrement réfléchies, je n’en n’avais pas honte, j’assumais ma complicité avec la famille.

En la faisant confectionner, j’avais en tête le fameux dessin (le partage de l’Europe) illustrant le congrès de Vienne de 1815 .

Devant chaque personne, on avait disposé un porte-documents personnalisé réalisé par Hermès et un verre à eau en cristal incrusté de dorures. Ces verres ou sulfures étaient très précieux.

Un chemin ou jardinière de table en argent massif doré d’Odiot ornait son centre. Nous l’avions fait garnir par la maison Moulié place du palais Bourbon à Paris.

Une mise en scène précise avait été étudiée pour rendre ce salon splendide.

Des lumières spéciales mettaient en valeur les toiles de Sisley, ainsi que la belle collection de bronzes de Sandoz et Rembrandt Bugatti.

 

La composition florale discrète, conjuguait les couleurs des drapeaux des pays européens. On retrouvait ces mêmes couleurs dans toutes les pièces de notre résidence c’était d’une splendide et, d’une parfaite harmonie.

 

On évoluait autour de nos hôtes sans faire de bruit, sans parler. Si une communication devait être acheminée elle était apportée écrite dans un enveloppe, remise au destinataire sur un plateau en argent.

Je veillais au respect du huis clos. Les participants s’exprimaient doucement, tout était feutré, rien ne filtrait au delà des doubles portes en chêne.

 

 

 

 

3-« On ne fait pas de bonne diplomatie sans bonne cuisine » Ch.M. de Talleyrand

 

Une agitation silencieuse régnait en cuisine, des effluves de sauces de viandes et de pâtisseries étaient ‘’omni-odorantes’’...

En fait, la production avait été élaborée dans les locaux du restaurant; seul, l’assemblage final était réalisé chez nous.

 

Nous avions loué chez « maison Options » deux barnums, l’un était un prolongement de la cuisine, il était équipé de fours à air pulsé, l’autre servait d’espace détente et de salle à manger pour les accompagnants.

 

Dés que tout les invités se levèrent, il y a eu une envie pressante subite.

On s’y attendait .

Pendant que la nature s’exprimait par un épanchement de groupe, on lançait l’entrée qui serait consommée debout.

 

Les négresses (friteuses portables) chauffaient à plein régime pour la cuisson des beignets de fleurs de courgettes.

Les serveurs présentaient sur plateau d’argent munie d’une serviette absorbante, les beignets tout chauds.

De l’autre main ils remettaient une toute petite petite serviette éponge parfumée à l’eau de fleur d’oranger.

Les entrées servies, on passait à table.

Le plat principal était un gigot de sept heures, servi avec cinq petits légumes, des farcis provençaux et d’une galette de pommes de terre.

Le tout était escorté d’un château Pavie du domaine Perse. Exceptionnellement nous avions servi en avance le Château Pavie dans un grand verre à crus de Bordeaux en forme de tulipe. Le verre d’eau était également pré-rempli.

IL y eut une repasse sur plats, vite-fait bien-fait, puis, on se leva pour prendre un café gourmand mais, un peu plus gourmand que d’habitude sur des « manges-debout »

The mystery Butler | Jules mountbrion

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