Je vieillissais en même temps que monsieur mais,lui avait quelques longueurs d’avance. Je devais anticiper sur sa mobilité, son passage aux presque nonante années 

me préoccupait . 

 

Le deuxième, consistait à recruter un majordome-assistant,  j’ignorais que se serait fastidieux. 

Les appels d’offres lancés, je supervisais les installations selon une logique convenue en fonction de la configurations des lieux. La vocation première étant de sécuriser au maximum la résidence intérieur & extérieur.

J’en profitais pour faire adapter les salles de bain aux personnes à mobilité réduite et où âgées.

 Les améliorations portaient sur l’installation de sols antidérapants, d’équipements de confort dans les douches et les baignoires.

L’ensemble serait équipé de petits sièges et de rampes. Enfin les toilettes seraient munies d’alarmes de rampes de sécurité.

Episode 20

1-La sécurisation de la résidence.

 

J’avais présenté à mon monsieur et à son fils mon idée,  j’avais reçu carte blanche. Le cheminement lumineux, les détecteurs de présence extérieurs & intérieurs les barrières de paliers, ainsi que la mise en conformité des installations électriques, et des caméras particulièrement particulières ?

 

J’avais donné des ordres  bien précis, bien orientés pour organiser la sécurité et le confort de mon boss bien-aimé. 

Les entreprises ont étés d’une efficacité redoutable à notre grande satisfaction.

Nous devions nous habituer aux nouvelles procédures de sécurité, particulièrement les entrées des garages, de la porte de service, équipées d’alarmes silencieuses dotées d’un diffuseur de gaz soporifique:  je n’en dirait pas davantage.

 

 

2-Le recrutement d’un assistant majordome.

 

Nous avions sélectionné deux agences spécialisées dans le recrutement du personnel de maison. 

Quelques semaines plus tard les candidats et les candidates arrivèrent dans la salle que nous avions loué dans un hôtel parisien. 

C’était une mosaïque de candidats qui était dans en face moi.

J’avais déposé des biscuits, chocolats, des journaux ainsi qu’une table avec des boissons chaudes & froides en self-service.

J’étais assis parmi eux comme un candidat ordinaire, j’observais, je les observais silencieusement, faisant ma pré-sélection.

 

Quelques minutes plus tard, je me dévoilais à leur grande surprise, j’avais élaboré un questionnaire général afin de déceler leur niveau de connaissances et être certain de ne pas me tromper.

Ce fut décevant, j’avais l’impression que les agences n’avaient pas compris que nous recrutions une personne capable de s’investir, désireuse d’acquérir les connaissances nécessaires pour être au service d’une famille.

 

La semaine qui suivit, j’accueillais la ‘’deuxième fournée’’ toute aussi décevante que la première. Je décidais finalement de faire paraître une annonce dans les fameuses pages saumon du Figaro: écrire sous la référence N°...et dans le journal de l’hôtellerie.

Une trentaine de lettres nous parvinrent dont une vingtaine émanant de candidats déjà reçus quelques semaines auparavant. Les dix autres ne me rassurèrent pas pour autant. Le soir je rendais compte de l’avancement de mes recherches à mon monsieur; il me regarda dans les yeux et me dit « laissons le hasard travailler pour nous »

 

 

3-La livraison miraculeuse.

 

Nous avions lui et moi de très très longues journées alors nous nous faisions livrer nos dîners par un fameux restaurant.

Un soir, la commande passée, il se mit à pleuvoir « vache qui pisse » . Quarante minutes plus tard, on sonna au portail, j’allais accueillir notre livreur celui que j’avais trouvé charismatique quelques semaines auparavant.

Ce garçon était trempé jusqu’aux os, ses vêtements et ses cheveux avaient épousé son corps, son visage était constellé de larmes de pluie.

 

Nous avions installé notre table auprès de la grande cheminée, monsieur était assis regardant le courage de ce jeune cyclo-livreur. « Vous n’allez-pas partir avec ce temps lui dit-il,  vous êtes trempé et vous grelottez...C’est ainsi que l’on recruta notre assistant majordome lors d’une soirée de printemps largement pluvieuse.

Séché, habillé par un de mes jogging, il goûta notre hospitalité auprès de la cheminée partageant avec nous le diner qu’il nous avait livré.

Je ne vais pas vous raconter son historique personnel, il était la victime co-latérale d’un drame familial. 

Je me souviens des mots aimables que monsieur lui dit ce soir là : « quand on a une voix aussi douce, un regard aussi franc, quand on sait tenir ses couverts élégamment, vous êtes la personne que nous recherchons »

 

L’intérim de monsieur s’était achevé en douceur, par sa magistrale opération de fusion acquisition. Son fils avait définitivement acquis, que, l’expérience de son père était indispensable au développement du groupe. 

J’étais entré le jour de la passation des pouvoirs, grâce à moi, il reprenait partiellement du service.

 

La salle à manger de la résidence reprenait, elle aussi du service pour les repas sensibles, pour les conférences à huis-clos.

Nous avions certes enlevé le cyclo-livreur au restaurant, en revanche, le chef-propriétaire avait remporté un grand marché à la résidence.

J’allais commencer à former notre assistant-majordome , qui fut rapidement apprécié par toute la famille et les collaborateurs du bureau.

The mystery Butler | Jules mountbrion

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