Episode 03

La résidence était splendide, je vivais un conte de fée permanent.

Le grenier était une véritable caverne d'Ali baba, les caves un marché aux puces, la cave à vins digne de la tour d'argent.

La bâtisse comportait 3 étages avec deux fois deux chambres communicantes séparées par une salle de bain commune par étage le tout distribué autour d'un escalier central.

Au 4éme étage il y avait 3 petites chambres pour les employés de maison, deux douches et toilettes palières et un vaste grenier. 

 

L''immensité de la demeure était un véritable musée , toiles de Sisley d'E.Hopper, des xylographies couleur de V. Kandinsky, ainsi qu'un splendide ensemble de toiles en trompe-l'œil de Maurice Laroche que allions quelquefois rencontrer dans la vallée d'Aspe au cœur du Béarn près de Bedous.

 

Le mobilier empire et restauration était estampillé par de grands ébénistes, comme 

As Mansion, J Popsel, E Prinz, P.Garnier, AL Giroux .

Dans un meuble-vitrines un ensemble unique de netsuké, des objets de vertu en émaux cloisonnés, des miniatures peintes sur ivoire et sur cuivre, des objets de marine, souvenirs de voyages lointains, objets de fouilles d'Asie mineure, de perse, d'Afghanistan, d'Egypte, ainsi qu'une collection de sanguines et  de maternités. 

 

Dans la pièce-bureau il y avait une sublime collection d'armes de la manufacture de Versailles ainsi que des bronzes de Rambrandt Buggati, Sandoz et l'animalier Fremiet.

 

 

La bibliothèque possédait des ouvrages rares dont l'original de « histoire naturelle de Buffon & Lacépede », des éditions précieuses sur les voyages, et sur les expéditions lointaines, enfin une belle collection de très anciennes bibles huguenotes éditions de Genève & d'Amsterdam.

 

De nombreuses éditions de tête numérotés à petit tirage étaient imprimées sur papiers précieux filigranés et emboîtés.

 

"Mon monsieur" commençait à me former au goût des belles choses, à les aimer, les identifier les reconnaître, savoir les acheter, et surtout savoir en prendre soin.      

 

Afin qu'il n’existât pas de doutes je conseillais mon employeur de faire une prisée et un catalogue pour éviter tout malentendu.

Je contactais deux études de commissaires priseur, un jeune et une brillante commissaire-priseur, vinrent priser pendant plusieurs semaines inventorier, numéroter, photographier, l'ensemble des objets de la cave au grenier.

Il en remit une copie au père et au fils, j’en conservais une copie nous en fîmes remettre une copie au notaire familial, au courtier d'assurance qui ajusta ainsi 

la valeur de l'immobilier au mobilier et aux collections. 

Nous confiâmes à la société "lumière technology" l'étude de toiles litigieuses par 

le procédé d'imagerie scientifique de reflextographie dont nous fûmes très satisfait.

 

 Je vous retrouve avec plaisir, dans deux semaines pour un autre épisode de la vie de mon monsieur.

The mystery Butler | Jules mountbrion

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